Héroïne(s)

titre provisoire permanent

Création 2018/2019

A travers la commande d’écriture Sabine Tamisier, Dominique Richard et Sophie Lannefranque, se rencontreront en traçant chacun(e) le portrait d’une femme sous emprise.

Notre premier volet s’ouvre avec Sabine Tamisier.

C’est Livia, italienne, là-bas ou ici, elle se brûle les lèvres sur des verres, à force de se cogner contre sa vie, elle a soif. Soif de nouvelles promesses, se promettre, résister, ne pas être, jamais, ne plus. Fracassée, perforée, éclatée. Il y a des frontières à ne franchir. Ne pas craindre l’effondrement, encore moins de le provoquer et sourire avec douceur.

Livia, héroïne d’une possibilité de société où l’abandon, l’hésitation ne sont pas encore « marchandisées ».

TRIPTYQUE EN CHANTIER
TROIS CRÉATIONS DE 2018 À 2019
Le concept d’addiction vient du latin « ad dicere » signifiant « dire à » ; l’histoire orale prend ici tout
son sens. C’est à travers la polyphonie qu’un « nous » se maintient et s’affirme.
La recherche proposée n’est pas là pour fournir une solution, elle devient le moyen de créer en commun
et rendre compte des comportements addictifs qui excluent et anéantissent. L’idée est
d’affronter collectivement les questions politiques et philosophiques que pose l’usage des drogues,
des substances et des comportements addictifs, sur soi et sur l’existence, sur la construction
individuelle et l’organisation sociale et culturelle.
Trois auteur(e)s, trois actrices, trois solos autonomes.
Le triptyque qui s’échafaude est un projet kaléidoscopique.
La géométrie de travail n’est pas une géométrie variable. Ce sont nos points de vue qui se déplacent
à travers la commande d’écriture de trois auteur(e)s qui se rencontreront en traçant chacun le
portrait de trois femmes sous emprise.
De la même manière que le kaléidoscope qui possède à la fois un nombre fini d’éléments dans un
espace fini et pourtant autorise un nombre indéfini d’images, le triptyque de trois écrits en devenir,
trois voix et trois interprètes dans un lieu public non défini de représentation, construisent une
figure, réconciliant les termes apparemment opposés de la permanence et du changement.
La commande aux auteur(e)s propose de respecter la même règle de jeu : chacun écrit pour une
actrice et, outre le monologue, ils doivent intégrer l’adresse aux spectateurs (et qui plus est aux
adolescents) dans un lieu public.

Dossier de presse à télécharger

PREMIER VOLET – 2017
COMMANDE DE TEXTE À Sabine Tamisier (livré au 1er avril 2017)
MISE EN SCÈNE Stéphanie Rongeot
JEU Lucile Jourdan
MUSICIENNE Gentiane Pierre

DEUXIÈME VOLET – 2018
COMMANDE DE TEXTE À Dominique Richard (livré au 1er février 2018)
MISE EN SCÈNE Lucile Jourdan
JEU Stéphanie Rongeot
MUSICIENNE Gentiane Pierre

TROISIÈME VOLET – 2019
COMMANDE DE TEXTE À Sophie Lannefranque (livré en janvier 2019)
MISE EN SCÈNE Lucile Jourdan
JEU ET MUSIQUE Gentiane Pierre

collaborateurs artistiques sur le triptyque

CONCEPTION VISUELLE ET INSTALLATIONS Isabelle Fournier

ÉCLAIRAGE Joëlle Dangeard CRÉATION MUSICALE Gentiane Pierre PRODUCTION Alain Fillit

 

Chaque solo composant l’intégrale peut-être présenté indépendamment

 

 

 

 

A venir

VOLET I

RÉPÉTITIONS
18 > 29 septembre 2017 / La Chartreuse Villeneuve lez Avignon (30) – Centre national des écritures du spectacle
16 > 31 octobre 2017 / Théâtre du Briançonnais (05) – Scène conventionnée pour les écritures d’ici et d’ailleurs
3 > 16 décembre 2017 / La distillerie (13) – Lieu régional de création
22 > 25 janvier 2018 / Forum Jacques Prevert (06) – Pôle régional de développement culturel
SPECTACLE DISPONIBLE janvier 2018
REPRÉSENTATIONS
12 mai 2017 /// Dans le cadre de « Place aux compagnies » Aubagne (13) /// Lecture publique
19 décembre 2017 /// Théâtre Antoine Vitez/ Hors les murs (13) /// Avant-première
26 janvier 2018 / 14h et 20h30 /// Forum Jacques Prévert (06)
20 > 24 février 2018 /// Théâtre du Briançonnais hors-les-murs (05)
avril 2018 /// Théâtre Berthelot (93)

 

VOLET 2

RÉPÉTITIONS
26 février > 9 mars 2018 /// Théâtre du Rond-Point (84) /// Lieu régional de création
4 > 16 juin 2018 /// Théâtre national de Nice (06) /// Centre Dramatique National
15 > 30 octobre 2018
DIFFUSION novembre 2018

Prochaines dates de ce spectacle

Dossier de presse à télécharger

Zibeline N° 107 / Maryvonne Colombani

Avant la représentation théâtrale, souvent, le texte, sa lecture, ses tâtonnements… délices des commencements, lorsque l’œuvre arpente encore le champ des possibles. C’est à ces frémissements que nous conviait entre autres spectacles les Scènes d’Aubagne (La Distillerie, le Théâtre Comoedia, la Médiathèque Marcel Pagnol), lors de la manifestation Place aux Compagnies qui s’attache à soutenir la production du spectacle vivant en région.

On entendait ainsi dans l’écrin de la Médiathèque Marcel Pagnol le texte inédit de Sabine Tamisier, Lamento de Livia, commande d’écriture de la Compagnie Les Passeurs dans la perspective d’un triptyque à venir, Héroïne(s) : trois solos, trois actrices (Lucile Jourdan, Stéphanie Rongeot, Gentiane Pierre), trois auteurs… Sabine Tamisier, Dominique Richard et Sophie Lannefranque, sollicités par la compagnie. Chacun brosse le portrait d’une femme en proie à une addiction. Le premier volet, lu avec une expressive simplicité par Lucile Jourdan, évoque Livia, qui boit sa vie, la noie dans les verres inépuisables d’alcools divers qui lui donnent l’impression d’exister, de faire partie de la communauté des êtres qui passent dans le café où elle travaille. La description, juste, profonde, humaine de ce personnage, se double d’une métaphore de la création. Livia ne cesse de s’inventer, de se projeter dans un futur que l’on sait illusoire, ou de remodeler le passé au gré de ses multiples reconstructions. La réalité devient fictive dès qu’elle se raconte, et c’est par cette autofiction permanente qu’elle acquiert sa vérité. Être de mots, puisque les actes trahissent… Avec une infinie délicatesse, Sabine Tamisier nous fait voyager dans les méandres d’une conscience qui ne cesse de se vouloir et de s’échapper.